Jean Coune
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Octobre 2008

Le dernier des pères du "France" s'est éteint


   Jean Coune (qui tient la flamme des Chantiers de l'Atlantique sur cette photo prise en 1984,

 lors de la livraison à la Holland America Line du paquebot  "Noordam")

 était le dernier des ingénieurs ayant participé à l'épopée que fut la construction du "France".

 Photo : archives Chantiers de l'Atlantique.

 

L'ancien directeur général des Chantiers de l'Atlantique de 1967 à 1985 est décédé,

à l'âge de 85 ans. Retiré dans sa villa de La Baule-les-Pins,

Jean Coune était le dernier des cinq ingénieurs qui ont participé de 1957 à début 1962 aux études,

à la construction, puis aux essais en mer du paquebot France.



   Ironie de la vie, Jean Coune disparaît au moment où, de ce qui constitua à une époque le fleuron technologique du pays,

il ne reste plus aujourd'hui que quelques blocs de tôle rouillée sur le sable d'Alang, en Inde.


« Aventure extraordinaire »


   Embauché aux bureaux d'études des chantiers navals de Penhoët en 1946,

Jean Coune rejoint dix ans plus tard l'équipe chargée de la construction

du nouveau fleuron de la Compagnie générale transatlantique.

"Alfred Lafont, directeur technique des Chantiers, en était le responsable",

avait rappelé Jean Coune lors d'une interview parue dans Presse Océan daté du 26 février 2005.



   Trois années durant, la construction du
France sera "une aventure extraordinaire,

même s'il ne faut quand même pas trop bomber le torse car nos pères avaient auparavant construit le Normandie !",

avait souligné l'ingénieur coque, respectueux du savoir-faire de ses aînés.



   Le souvenir le plus marquant de sa carrière restera le lancement du
France,

 le 11 mai 1960 à Saint-Nazaire,

« en présence du général De Gaulle et de son épouse, marraine du navire ».

"On ne l'a pas fait exprès..."


   Ce qui aura aussi le plus étonné Jean Coune, "c'est que ce paquebot n'a jamais connu d'incident,

depuis ses essais jusqu'à la traversée inaugurale"

(Southampton-New York début février 1962). Aussitôt, l'ingénieur naval s'était repris :

"Ah si ! Pendant cette première transat,

nous avons essuyé une grosse tempête et une lame a fait exploser l'une des vitres de la timonerie".



   Pour Jean Coune, le France "était vraiment un bateau technologiquement remarquable,

 encore maintenant. Mais, vous savez,

 on ne l'a pas fait exprès...", avait-il confié, dans un large sourire.

   Franck Labarre - Presse Océan

 

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"Complément"

Pour information nous pouvons voir dans le reportage "la fin de France",

la présence de ce Monsieur. - Jean-Charles


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