.:: mise à jour le dimanche 07 avril 2013 ::.
Depuis l'ouverture du site revedefrance à la mi-janvier 2005 au 31 décembre 2010.
En six années, il y a eu 1 649 151 visiteurs (donnée réel de mon hébergeur). Merci à tous les amoureux du paquebot


Découvrez la croisière du 21 décembre1965 au 04 janvier 1966
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France, un rêve sur l'Atlantique
Nathalie Meyer-Sablé (Auteur) - Document jeunesse (relié). Paru en 03/2011

Soyez les bienvenus à bord du France,
fleuron des paquebots de croisière des années 1960, à destination de New York…
Embarquez pour une traversée de l’Atlantique sur un palace flottant où chaque salle est presque un chef-d’œuvre et
où chaque instant est une fête. Vous êtes invités à dîner dans les somptueuses salles à manger puis,
à moins que vous ne préfériez aller nager dans l’une des deux piscines, vous reposer dans la bibliothèque
ou aller jouer quelques notes de piano dans le salon de musique, nous vous convions à un concours de danse,
à la projection d’un film, à un défilé de mode ou à une flânerie sur les ponts-promenade…
Mais peut-être souhaitez-vous visiter la salle des machines ou prendre place aux côtés du commandant de bord ?
Laissez-vous guider dans le dédale de cet immense paquebot de légende qui n’aura plus de secret pour vous.
D’un chantier de construction titanesque au premier bal donné à bord,
de la composition de l’équipage à la taille des cheminées,
des caprices de Dali aux sombres plaisanteries d’Hitchcock, c’est un projet d’exception qui est ici dévoilé.
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150 ANS DE PAQUEBOTS À SAINT-NAZAIRE - Réédition

de l'Impératrice Eugénie en 1861 à aujourd'hui.
Ce livre retrace l'histoire exceptionnelle, tant au point de
vue industriel qu'humain,
de la construction navale de Saint-Nazaire.
Il nous dévoile également la charge de rêve et de luxe de ces géants des mers,
sans oublier l'excellente technique de leur réalisation ou
les aléas de leur destinée.
Le tout servi par une riche iconographie.
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A BORD DES PAQUEBOTS
Le Musée du Bord de Mer, à Bénodet, propose des expositions dédiées aux loisirs à la mer. Dans une ambiance marine
entre Belle Plaisance, bains de Mer et petits bateaux, le public va découvrir cette année ce qu’était l’art de vivre
A BORD DES PAQUEBOTS.
A partir d’avril 2012 , embarquement immédiat pour 2 années de voyage avec l'association French Lines à bord de
ces prestigieux navires.
Pendant plus d’un siècle et demi, les bateaux du courrier vont transporter leurs
passagers sur toutes les mers du monde. Ceux de la Compagnie Générale Transatlantique
en particulier desservent l'Amérique, au départ du HAVRE, tandis que
depuis MARSEILLE, la Compagnie des Messageries Maritime « fait le tour du
monde ». Entre les premiers paquebots de la fin du XIXe siècle et les derniers
géants des mers des années 1960, dont le célèbre
France de 1962, une formidableépopée maritime s’organise. L’amélioration continue du confort des passagers
accompagne l’évolution de la vitesse des navires.
Tout est mis en œuvre pour faire oublier, le temps du
voyage, les soucis et contraintes terrestres.
Champollion, Mariette Pacha, Ile de France,Champlain, De Grasse, Aramis, Lafayette,
et Normandie feront entre autres avec les paquebotsFrance
la fierté des Compagnies Maritimes françaises.Avec le concours de l’association French Lines, qui conserve le patrimoine des Messageries
Maritimes et de la Compagnie Générale Transatlantique, le Musée du bord de mer propose, jusqu’au printemps
2014, une découverte de la vie à bord de ces palaces flottant. Documents iconographiques, films et maquettes feront
revivre au public cette fantastique épopée dans une reconstitution ludique accessible à toute la famille.
Les loisirs à bord seront évoqués durant la saison 2012, l’art de la table et la gastronomie en 2013.
UNE FANTASTIQUE EPOPEE MARITIME, DES ORIGINES AUX GRANDS LINERS
Après une évocation photographique des chantiers de construction, l’exposition présente une histoire de ces
grands navires, depuis la fin du 19
ème siècle jusqu’aux années 70 et la fin du célèbre paquebot France.Les maquettes de
Washington, France 1912 et Bretagne évoquent le temps du service postal etdes grandes migrations
des origines à la belle époque.De la création des compagnies maritimes à
l’âge d’or des grands paquebots (Mariette pacha, Ile de France,Normandie)
l’ambiance à bord évolue autour des loisirs et des arts de la table.Les maquettes de
France 1962, Pasteur et Liberté illustrent l’apogée des années 50 -60 jusqu’à la fin des grands Liners.Documents iconographiques, films, mobilier, affiches publicitaires
agrémente le parcours pour faire revivre au public cette fantastique
épopée dans une reconstitution ludique accessible à toute la famille.

AVRIL 2012 - AVRIL 2014 - BENODET
Musée du bord de mer, près de la maison du Tourisme
Ouvert tous les jours en été de 10h à 13h et 14h à 18h
Fermé les mardis et mercredis le reste de l’année.
Tarif unique 2€ – Gratuit moins de 18 ans
Réservations 02 98 57 00 14
2012: Les loisirs à bord
2013: La gastronomie à bord
Cette exposition est produite et réalisée avec la collaboration de l’association French Lines, qui a pour mission
et ambition de présenter au public ses collections, issues du patrimoine historique de la Compagnie Générale
transatlantique et de la compagnie des Messageries maritimes, soit un siècle et demi d’histoire maritime française.
Le commissariat principal est assuré par monsieur Franck Senant, diplômé de l’école des beaux arts de Rennes,
ingénieur du patrimoine et correspondant patrimoine maritime à la conservation régionale des monuments historiques
à la DRAC Rhône Alpes.
Spécialisé dans l’histoire des paquebots, il a participé à l’élaboration de l’exposition France au Musée national de
la marine à Paris et est co-auteur du livre « A bord des paquebots, 50 ans d’arts décoratifs » publié aux éditions Norma.
BENODET en images
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19 Janvier 1962 au 27 Janvier 1962
La croisière inaugurale
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PROJET DE SAUVETAGE DE L'ANCRE PRINCIPALE DU PAQUEBOT FRANCE.
Pour le transport d'ancres du Fort de KERBONN à Camaret sur Mer.
l'association " MEMORIAL DE LA BATAILLE DE L ATLANTIQUE " et Michel Perrin ont:
Deux Objectifs: L'achat de l'ancre et son transport.
Pour l'achat: Michel PERRIN donne au profit de l'association 30 Morceaux de Coque du Paquebot FRANCE,
morceaux provenant de la Plaque Bâbord ou Tribord portant le Nom du Navire.
Ces morceaux seront vendus 500 euros au profit de l'Association pour l'acquisition de L'Ancre.
Pour le transport: l'association est en contact avec plusieurs affréteurs qui sont près nous aider.
Des dons de n'importe quel montant peuvent être faits au nom de l'association aussi...
Pour tout renseignements: contact Michel : perrinmichel38@gmail.com
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Dernière nouvelle: La dernière boucle d’optimisation du navire nous a conduit à ajouter un pont. Cette démarche a été entreprise début septembre et a fait l’objet d’une nouvelle étude conceptuelle intégrant les aspects réglementaires, techniques, structurels et architecturaux, menée par le Bureau d’étude des Chantiers STX... à découvrir sur leur site
Le nouveau paquebot France devrait naviguer dès 2015
Le 11 janvier 1962, le paquebot France était inauguré au Havre. Cinquante ans après, Didier Spade, à la tête d'une flottille de yachts de luxe, finalise son rêve : construire un nouveau "France". Il devrait être mis en chantier à l'été 2013 à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, pour une mise à l'eau prévue en 2015, avec notamment, huit restaurants et une palmeraie à bord.
En bleu (NORWAY); et Couleur d'origine noir (FRANCE)
Voici la présentation du nouveau FRANCE
Site web: le nouveau FRANCE

Un partenariat a été engagé avec les Chantiers de Saint Nazaire qui disposent un savoir-faire
pour la construction des plus prestigieux paquebots.
Le lancement du nouveau FRANCE est prévu en 2013. Montant de la réalisation 200 millions d’euros env.
L’armateur parisien Didier Spade, initiateur du projet est le fondateur et directeur de Paris Yacht Marina,il est également petit-fils et fils de décorateurs de paquebots. Homme de fleuve, il s’est illustré à plusieurs reprises,
créant à 28 ans la Compagnie des Bateaux à Roue, puis le River Palace,
à l’image des salons des grands hôtels parisiens.
Il s’intéressa par la suite au monde des super yachts et lancera fin 2007 le Clipper Paris,
construit à Saint-Nazaire, premier maillon de son nouveau concept dédié au yachting de luxe à Paris.
Hubert Furet n'a pas besoin de fouiller dans les souvenirs, pour évoquer le paquebot France sur lequel il a travaillé les premières années de sa vie professionnelle. « C'est ancré là », raconte-t-il en évoquant la traversée inaugurale sur laquelle il a eu la chance de voyager. Et notamment cette arrivée triomphale à New York.
Une vie d'artisan
Originaire d'Ille-et-Vilaine, Hubert Furet débarque en car à Saint-Nazaire à l'âge de 18 ans, pour chercher du travail. Formé à la plomberie, il découvre en 1951, une ville en pleine reconstruction. Il embauche chez un plombier en trois jours. Quelques mois plus tard, il s'installe dans un nouveau logement. Le propriétaire lui met la puce à l'oreille : « Tu es plombier ? Tu devrais aller voir les chantiers navals. Ils embauchent et ils paient bien. »
Hubert prend la direction du port. L'aventure débute. Rapidement interrompue par une absence de trois ans sous les drapeaux. Il revient à Saint-Nazaire en 1957, en même temps que les premières tôles du France.
Inventer l'air conditionné
On lui confie rapidement une mission inhabituelle : le conditionnement d'air. « C'était le premier paquebot avec air conditionné. Il n'y avait aucun plan. Du conditionneur partaient des circuits chaud et froid vers chaque cabine. Il fallait que l'une puisse avoir 15 degrés et sa voisine 30 degrés ! » Tuyaux, à déployer, volets à commande pneumatique, Hubert attaque le chantier comme un vaste mécano. « J'y pensais jour et nuit ! » Une fois le premier conditionneur au point, il faut reproduire l'installation plus de cent fois pour desservir chaque cabine. Hubert est rejoint par d'autres. Mais sa mise au point servira de modèle d'un bout à l'autre du navire.
Des creux de 15 mètres
Hubert fait ensuite partie de la poignée de privilégiés qui embarque sur le France, lorsqu'il quitte Saint-Nazaire, direction Le Havre. Puis Le Havre Southampton et encore l'inoubliable traversée inaugurale qui met cap vers New York.
« Nous étions traités comme des passagers. On n'avait rien à faire. Les gars de la transat nous avaient dit : vous êtes là en cas de pépin. Je n'ai été appelé qu'une fois seule fois. »
Il se souvient aussi des creux de quinze mètres au milieu de l'Atlantique. Ca bougeait. « Les autres passagers nous demandaient si le navire n'allait pas se casser en deux. Nous, nous étions tranquilles. Quand on a assisté au lancement d'un paquebot, on a vu le nez sur terre, l'arrière dans l'eau et le milieu qui ne repose sur rien. Quand on a vu ça, on sait que le paquebot va résister. »
Pourtant le paquebot n'est pas ménagé. Le commandant doit relever le défi de la traversée en cinq jours. « Il a maintenu la vitesse à 15 nœuds. Jusqu'à ce que des vitres volent en éclat. Il a ralenti un peu. Mais on est arrivé en avance ! »
Arrivée phénoménale
L'arrivée à New York, il s'en souvient comme d'un épisode « phénoménal. A Southampton il n'y avait rien. Là, c'était extraordinaire. Un truc qui n'arrive qu'une seule fois dans sa vie. C'était vraiment une chance. Le bateau, par lui-même, fascinait les Américains. Depuis la Statue de la liberté jusqu'au quai, entre les jets d'eau des remorqueurs, tous les bateaux même les plus petits ont salué France. »
Hubert Furet garde une grande admiration pour ce paquebot, même s'il a laissé des traces : « C'est le seul qui nous a autant empoisonnés avec l'amiante. Il y avait de l'amiante partout, dans toutes les cloisons. Les menuisiers sciaient les panneaux à l'air libre et nous, on passait au milieu. J'ai beaucoup de copains qui ne sont plus là. »
Cyrille PITOIS. OUEST-FRANCE
Plus de 400 Nazairiens se sont retrouvés mi-octobre à Cinéville, pour partager témoignages,
tranches de vie et expériences autour du thème de la construction navale à Saint-Nazaire.
Après une première partie consacrée à la construction et au lancement du France,
la conversation a continué de voguer sur les périodes successives : méthaniers, pétroliers, retour des paquebots…
Anecdotes, émotions et souvenirs ont ponctué la soirée et
montré le fort attachement de la ville et de ses habitants à cette activité navale.
« A chaque fois que je vois un navire sortir de Saint-Nazaire, j’ai du mal à retenir des larmes.
C’est toute la fierté de Saint-Nazaire ! », a dit un participant.
Liliane Mickelson a traversé douze fois l'Atlantique sur le France. Ses souvenirs de la luxueuse vie à bord témoignent de la féerie qui envoûtait les passagers du paquebot construit à Penhoët.
Ex-femme d'affaires, mariée à un Américain, elle a suivi les dernières heures du France et aidé la ville de Saint-Nazaire à récupérer des oeuvres d'art qui décoraient le paquebot.
Entretien réalisé en mai 2010
Combien de voyages sur le France avez-vous effectué ?
J'ai traversé douze fois l'Atlantique. Française expatriée près de Chicago de 1963 à 1969, je revenais au moins une fois par an, en France. À l'époque, les vols charters n'existaient pas. J'ai aussi fait quatre croisières dans les Caraïbes sur France. C'était ma façon d'aller prendre le soleil, sur ce petit morceau détaché de la France.
Quelle impression approchant du bateau à chaque embarquement ?
Au Havre, nous descendions du train à la gare maritime, au pied du paquebot. C'était donc d'abord une masse impressionnante qui me saisissait. Il fallait s'en éloigner un peu pour apprécier ses lignes magnifiques. La première fois que je l'ai vu, c'était l'émerveillement total. Et dès que l'on pénétrait à l'intérieur, on devenait Alice au pays des merveilles. La rangée de grooms c'était superbe. Et puis la décoration... Attention, ce n'était pas la surabondance ! Tout était d'un goût remarquable.
Une odeur aussi ?
Une odeur incroyable, que je n'ai jamais retrouvée nulle part ailleurs et que j'ai du mal à définir. Depuis que le France a été démantelé, j'ai réussi à racheter quelques objets du bord. Dès que je pénètre dans une chambre où j'ai installé une commode, l'odeur du France me saisit toujours.
La vie à bord était-elle différente entre les traversées et les croisières ?
Oui. En croisière, seules les cabines extérieures étaient occupées. Nous étions moins nombreux et la clientèle américaine plus huppée. C'était très luxueux. Je garde le souvenir de buffets de nuit sur les ponts promenades avec des décors somptueux faits de glace sculptée... J'étais émerveillée comme une enfant devant un sapin de Noël.
Vous avez aussi des mauvais souvenirs à bord ?
Une fois, au deuxième jour de traversée après le départ de New York, nous avons essuyé une violente tempête. Ça bougeait sévère. J'étais incapable de quitter ma bannette. Je n'avais pas peur : je me sentais en totale sécurité sur ce bateau. Mais j'étais tellement malade, que le steward et la femme de chambre se sont relayés pendant des heures pour me faire avaler des petits quartiers de pommes qu'ils me mettaient dans le bec, car on dit que la pectine de pomme limite le mal de mer.
Quand France est devenu Norway, avez-vous embarqué à nouveau ?
Oui, j'ai fait une mini-croisière entre Bremhaven en Allemagne et Southampton. Un désastre. C'était Cendrillon... après les douze coups de minuit. La nourriture était détestable. J'ai eu froid toute la nuit. Le bouton d'appel de la cabine était désactivé. J'ai erré dans les coursives à la recherche d'un steward : je n'ai jamais pu obtenir une deuxième couverture !
Cyrille PITOIS. OUEST-FRANCE
Le France était à l'honneur à Paris. Le musée de la Marine, au Palais de Chaillot,
lui a consacré une exposition, jusqu'au 23 octobre 2011.
Saint-Nazaire n'est pas absente de cette commémoration.
La ville berceau du navire de légende a aujourd'hui un fonds de premier plan pour alimenter une exposition.
Mais sa participation à a été amoindrie par le fait que des œuvres d'art du France acquises ces dernières années
par Saint-Nazaire sont actuellement immobilisées. Et la ville a son propre projet.
« Les œuvres en restauration seront présentées dans la refonte d'Escal'Atlantic prévue pour 2013. »
indique Daniel Sicard, conservateur de l'Écomusée de Saint-Nazaire.
La thématique d'Escal'Atlantic consacrée à « Normandie et France (déjà),
la légende transatlantique » va donc être prolongée jusqu'en 2012.
Une œuvre de longue haleine
« Une restauration, c'est long et compliqué », témoigne Daniel Sicard.
Toute une procédure par laquelle il faut passer quand il s'agit d'une collection publique.
Ensuite, il faut jongler avec les plannings de spécialistes de la restauration d'œuvres d'art,
lesquels sont rares et donc très demandés.
Plusieurs œuvres d'art du France sont actuellement entre leurs mains.
C'est le cas, notamment du décor de sous-bois de Pierre Lardin qui décorait l'appartement grand luxe Normandie.
« 65 dalles de verres soufflées à l'antique, gravées et peintes à la feuille d'or »,
décrit Daniel Sicard. En restauration aussi les 14 panneaux de laque à la feuille d'or de Pierre Bobot,
représentant des instruments de musique et qui décoraient le salon de musique Debussy.
Certains éléments ont parfois été arrachés au pied-de-biche, la tôle a été déformée à certains endroits par l'humidité,
alors que le paquebot était en fin de vie dans la baie d'Alang (Inde).
Récupérées lors du ferraillage
Daniel Sicard se réjouit d'avoir pu, « en 2008, lors du ferraillage du paquebot,
récupérer des pièces majeures pour les collections de l'Écomusée ». Avec un regret, cependant :
ne pas avoir réussi à mettre la main sur les Plaisirs de la vie de Jean Mandaroux.
80 panneaux de laque décorée qui ornaient la salle à manger première classe du France.
« J'ai vu les faux ! » La transaction quasiment conclue avec un brocanteur suédois,
Daniel Sicard et une amoureuse du France, Liliane Mickelson,
avaient découvert que les panneaux avaient été substitués par d'autres, fixés sur du contreplaqué...
Dominique MÉNARD et Clémentine HILLAIRET. OUEST-FRANCE
Portrait
Serge Milet.
1929 naissance à Nantes
1948 diplômé ingénieur de l'institut polytechnique de l'Ouest à Nantes
1951 rejoint la production des chantiers de la Loire
1989 devenu grand patron de la tôlerie, il prend sa retraite.
Dans les ateliers, celui qu'on appelle dans son dos le p'tit Milet, est de ceux qui n'hésitent pas à faire avec les ouvriers.
Expatrié deux ans et demi en Inde, il revient à Saint-Nazaire le 15 septembre 1957.
« Ils avaient profité de mon absence pour fusionner les deux chantiers ! », plaisante-t-il.
Moins d'un mois plus tard, c'est la mise sur cale d'un certain paquebot pour la Compagnie Générale Transatlantique :
France. « A cette époque il y avait cinq autres navires en construction à Saint-Nazaire.
Je n'avais absolument pas conscience que nous allions faire naître un mythe. »
La porte trop petite pour les cheminées
Le jour du lancement du navire, il commande les gens à l'abattage des accores, ces pièces de bois qui soutiennent le navire,
avant qu'il ne glisse dans l'eau. « J'étais stressé. Une quinzaine d'années plus tôt,
un bateau n'avait jamais voulu descendre le long de la glissière.
C'est pourquoi nous avions installé sous le France des vérins, pour l'aider à se mettre en mouvement. »
Finalement tout se passe bien. Sous l'oeil du Général De Gaulle, de 100 000 curieux et sous le soleil !
Autre difficulté avec les deux célèbres cheminées construites en métal léger donc à l'abri.
Au moment de les acheminer à bord, la porte de l'atelier s'avère trop petite.
« Il a fallu agrandir la porte pour les sortir ! »
En 1985, Serge Milet retrouve le France transformé en Norway, à quai, à Miami.
« Je suis monté à bord. Il était moins élégant mais il avait gardé sa silhouette. »
En 40 ans, Serge Milet enregistre 250 bateaux au compteur de la production nazairienne.
« Je suis satisfait de tout. En sortant de l'école je n'imaginais pas ce destin. La tôlerie,
c'était une famille avec un esprit d'équipe. Même si il y avait des tâches pénibles. »
Cyrille PITOIS. OUEST-FRANCE
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