PARIS MATCH
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N° 3115, 29
Janvier au 4 février 2009
Reportage: "ne m'appelez plus jamais France"
Désossé, le paquebot
mythique. L'ex-orgueil de notre pays se résume à un gigantesque
bric-à-brac : Pris par la symphonie du navire oublié, Jacques
Dworczak, un antiquaire de Mandelieu, s’est ruiné pour récupérer ses
vestiges.
Anne-Cécile Beaudouin - Paris Match
Ne m’appelez plus jamais France »,
chantait Sardou. Eh bien voilà, c’est fait. Désossé, le paquebot
mythique ! Celui qui fit l’orgueil de notre pays se résume
désormais à un gigantesque bric-à-brac : un morceau de coque, des
hublots, des maillons de la grande chaîne avant tribord, des bouts
de cheminée, des lampes, des tables, un guéridon de lecture, des
commodes, des seaux à champagne, des poignées en bronze, des
spencers, un numéro historique de Paris Match, des livres, des
affiches... Il y a même un menu pour chien. Et une pièce symbolique
: le nez de l’étrave, majestueuse figure de proue haute de 2,35
mètres et pesant plus de 4 tonnes. En tout, 500 objets qui
donneront sans doute des airs de vide-greniers marin à la
prestigieuse maison de ventes Artcurial, les 8 et 9 février
prochain. Estimation totale : entre 400 000 et 500 000 euros. Un
joli trésor amassé patiemment par un aventurier français, Jacques
Dworczak...


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